Lunalisa's profileEntre Ombres et LumièresPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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Humeur cuivrée
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Une légende, c'est comme un veil homme avec une canne et que tout le monde connaît pour ce qu'il faisait. La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu’encadrer ce silence. Miles Davis
* Ce billet est juste un prétexte pour mettre ces photos que je trouve belles. World Press Photo 2008La World Press Photo Foundation, organisation non-lucrative, a pour objectif de stimuler et de soutenir le développement du photo-journalisme.
Chaque année, il organise un concours et le prix World Press récompense les meilleurs clichés.
4 photos parmi celles faisant partie du palmarès 2008 :
![]() Le 1er prix en Sport Figure a été attribué à Franck Seguin pour cette photo représentant
Guillaume Néry tentant de battre un record de plongée en apnée.
Magnifique photo malgré une certaine appréhension en la regardant,
j’ai l’impression que la personne est aimantée vers le fond.
![]() Assassinat de Benazir Bhutto à Rawalpindi, Pakistan, le 27 décembre 2007.
John Moore, de Getty Images, a reçu le 1er prix de reportage de guerre.
Il couvrait le dernier meeting de Benazir Bhutto.
![]() Août 2007, frontière israélo-egyptienne.
Premier prix de photo-reportage pour cette photo de Yonathan Weitzman,
montrant cette robe d’enfant dans des fils barbelés qui marquent la frontière.
![]() Le ler prix dans la catégorie Sports Action a été décerné au bulgare Ivaylo Velev, pour sa photo
du skieur hors piste Philippe Meier, poursuivi par une avalanche.
Impressionnant. On a envie de lui dire : vite, dépêche-toi avant que l’avalanche ne te rattrape.
La femme dans son tempsExpo : Paris en couleurs, des frères Lumière à Martin Parr, de 1907 à aujourd'hui.
Parmi les photos présentées d'un Paris en couleurs, j’ai choisi de ne mettre ici que celles des femmes d’où le titre “la femme dans son temps” car on voit l’évolution vestimentaire des femmes, qui traduit celle de son rôle dans la société et celle de la société.
On passe du glamour de l’après-guerre avec des tailleurs qui font ressortir la taille, au romantisme avec les baisers de cinéma et à la vamp avec des jupes amples par dessus plusieurs jupons comme dans le film Et Dieu créa la femme, puis à la liberté de s’assumer dans l’habillement et dans le mental en faisant avant un détour par le Quartier latin, pour s'habiller actuellement en fonction de sa personnalité .
Photo pour Dior,
prise place Vendôme par Robert Capa qui s’essaie à la mode en 1948 (Magnum Photos)
![]() "Notre imaginaire du Paris d’après-guerre a été abondamment nourri par les photographies de ceux que l’on a coutume d’appeler les photographes humanistes français. Ces images d’un Paris solidaire, fraternel, drôle, parfois pauvre mais heureux, toujours en noir et blanc, ne sont ni totalement réalistes ni représentatives du vrai visage du Paris des années 1950 et 1960."
La jolie fille et le ramoneur, vers 1955.
Photo Lucien Lorelle. Collection Philippe Gallois.
![]() Café Les Deux Magots, à l’angle du boulevard Saint-Germain et de la place Saint-Germain-des-Prés,
Paris 6ème, prise par Saul Leiter en 1959.
On aperçoit, de l’autre côté de la rue Saint-Benoît, le Café de Flore, autre café mythique de Saint-Germain des-Prés. ![]() "Après la Seconde Guerre mondiale, la photographie de mode aborde un tournant décisif de son histoire.". A la fin des années 1960, la couleur se banalise de plus en plus, jusqu’à supplanter quasiment le noir et blanc et pendant deux décennies, de 1970 à 1990, la couleur s’étale avec éclat."
Photo de Peter Lindberg en 1991, modèles de Christian Lacroix et Thierry Mugler.
Les top models, Marie-Sophie Wilson et Helena Christensen posent dans un bistrot parisien
évoquant l'atmosphère d'un cabaret montmartois de la Belle Epoque.
![]() Kristen, photo de Paolo Roversi en 1994
![]() Pour des infos sur l'exposition :
De la photo... - Raymond Depardon![]() « Etre photographe, c’est savoir regarder le monde et, d’une certaine façon, avoir un rôle d’historien » disait Raymond Depardon.
![]() « Je prends souvent des photos de gens seuls, de dos. J'isole quelqu'un, et puis clac, j'appuie sur le déclencheur, c'est instinctif »
Pour certains photographes, dont Raymond Depardon, « la photographie engagée est bien vivante » : les photos permettent de dire la vérité et de soutenir des causes comme la dénonciation de la guerre, de la famine, la défense des droits ou la protection de la terre. Il y a une proximité, l’abolition de la distance entre la personne photographiée et le photographe qui peut provoquer chez le spectateur de l’empathie, de la colère ou même des larmes.
![]() « Il faut être agressif avec soi-même et discret avec les gens qu’on photographie. »
Il est envoyé au Sahara pour sa 1ere mission et retrouve 3 hommes perdus dans le désert grâce à sa ténacité ; les photos en N et B qui en ressortiront marqueront le début de sa carrière. Il a couvert les guerres du Vietnam et d’Algérie et était reporter au Biafra, à Prague, au Tchad. Avec Gilles Caron, ils fondent l’agence Gamma. Celui-ci disparaît au Cambodge en avril 1970 à l'âge de 30 ans sur une route contrôlée par les Khmers rouges ; il a couvert lui aussi la plupart des évènements dramatiques de son temps. Le fil conducteur dans les films, expositions et ouvrages de Raymond Depardon est de « montrer la douleur quotidienne » et de dénoncer les injustices. Le sujet de la photo est dans le visage, le corps de l’homme ou la femme qu’il photographie, pas dans le décor.
![]() « Il y a toujours quelque chose de violent à faire des photos. Je n'éprouve pas le besoin de parler aux gens, peut-être pour mieux leur voler leurs images. » (à New York).
A Kigali, au Rwanda, il ne pointera pas l'objectif sur la détresse qu'il voit. Il ne cherchera pas à faire de savantes perspectives. Il écrit en Ethiopie : « l’homme d’images est habité par le doute et rien ne vient le rassurer ».
A la parution de son livre Afriques, il dira : « Que de lieux, de temps différents ! J’avais envie de réunir toutes ces Afriques. Je voulais étouffer devant l’immense Afrique, me trouver comme au bord d’une route où nous serions en panne pour plusieurs jours, envahis, à rester silencieux et à écouter ».
![]() Aujourd’hui, c’est « La solitude heureuse du voyageur » sur les routes du monde à la recherche de soi : « un choix de photographies tiré de mes voyages, rempli de déserts, de villes et de chambres d’hôtel. Comme pour « Notes », mon premier livre fondateur, il y a toujours la place d’une femme aimée au bord du cadre, comme si je photographiais mon désir et que le paysage me renvoyait un moi enfin apaisé. »
![]() .....et de la photo. - Henry Cartier-Bresson![]() Dans le prolongement du billet d’au-dessus, un autre photographe de renom, Henry Cartier-Bresson. « L’appareil photographique est pour moi un carnet de croquis, l’instrument de l’intuition et de la spontanéité, le maître de l’instant qui, en termes visuels, questionne et décide à la fois. Photographier : c’est retenir son souffle quand toutes nos facultés convergent pour capter la réalité fuyante. C’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’œil et le cœur. C’est une façon de vivre ». (Fondation H.C.B.)
Des images commentées en chanson par Jean-Louis Murat :
Biographie de Henry Cartier-Bresson : ![]() New York
![]() Sans titre
![]() Siphenos 3 - Photos d’actualités coup de cœurUn autre regard sur la photo. Une photo que je trouve belle, elle a une signification différente selon le regard qu’on porte sur elle. Elle me fait penser à cette photo de quelqu’un avançant sur une route et qu’on ne voit que de dos. Chacun l’interpréterait différemment selon son état émotionnel du moment. Cette photo a été prise pendant une fête religieuse à Kuala Lumpur où les malais entrent en transe. |
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