Lunalisa's profileEntre Ombres et LumièresPhotosBlogListsMore Tools Help

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    Moriarty

     
     
    Coup de coeur pour ce groupe découvert en regardant le Prix Constantin 2008.
     
    "Comme dans toutes les belles histoires, la musique de Moriarty est née d'une série de hasards et d'accidents. On s'en doute un peu en découvrant ces morceaux que l'on croirait évadés d'un cabaret folk déglingué : une acoustique nue, faite d'aspérités et d'imprévus, tissée autour de la voix puissante et profonde de cette diva sortie d'un autre temps. Cette musique est peuplée par des présences lointaines : folk américaine et irlandaise donc, blues rural du sud des Etats-Unis, country hantée et élégamment poussiéreuse, et peut-être même le revenant d'un exilé allemand ressemblant étrangement à Kurt Weill. Et surtout, elle raconte des histoires... 
    Il faut imaginer une petite troupe, là, sur la scène. Ou peut-être au milieu d'une forêt nocturne, d'un hôtel décati ou d'un château en ruine. La diva et ses quatre frères sont regroupés autour d'un micro unique, planté entre un vieux bureau et un paravent. Ils cultivent une élégance intemporelle et un certain sens du décorum, histoire d'entraîner le public hors du temps, de le faire rêver les yeux grands ouverts, à condition qu'il les ferme. Ils jouent sur des instruments acoustiques, dont une guitare de 1957, qui aurait appartenu à Joan Baez. Car oui, il y a des connections de ce genre chez Moriarty. On chuchote même que la mère d'un des musiciens aurait inspiré "Girl From The North Country" à Bob Dylan."
     
       
          
     

    Madeleine Peyroux

     
     
    Il y a des jours où on a envie de faire comme dans la vidéo ci-dessous, rendre son tablier, et il y a des jours où on le fait vraiment.
     
    A little bit 
         
     
     

    Je ne connaissais pas Madeleine Peyroux et l’ai découverte suite à un cd offert. Je n’ai pas tout de suite aimé sa voix, ayant toujours préféré les voix graves ou rocailleuses dans ce registre, comme je préfère la voix de Nina Simone ou d’Ella Fitzgerald à celle de Billie Holiday, même si c’est une grande dame à la voix magnifique.

    Mais il y a des voix pour lesquelles on a le coup de foudre à la 1ère écoute et d’autres qu’on apprécie davantage à chaque écoute.  

     

    Un morceau rempli de bonne humeur

    I'am all right

         

     

     

    Lhasa de Sela

     
     

    « Pour moi la musique est un moyen de briser la solitude, de montrer, de se montrer à soi même et puis aux autres qu’on est ensemble, qu’on vit tous la même chose. Quand je chante, quand je suis sur scène, je suis beaucoup dans le fait de me sentir transparente. »

    Lhasa de Sela, qui chante le destin des hommes, a comme prénom la capitale du Tibet et comme nom une ville des temps anciens en Jordanie (actuellement Pétra). 

    Ses racines (un père mexicain, de mère polonaise et de grand-mère espagnole, et une mère américaine aux origines libanaise, écossaise et russe) sont comme sa musique, métissées. Sa voix, grave et profonde, se balade sur un mélange de musique populaire mexicaine, chanson française, blues, fado, flamenco… On y retrouve les influences de Billie Holiday, Chavela Vargas et Jacques Brel.

    Elle chante en anglais, français et espagnol, des voyages, attentes, arrivées et départs, pertes et retrouvailles qui oscillent entre mélancolie et espérance.

    Parmi les chansons que je préfére, Anywhere on this road et El desierto. La 1ere fois que j'ai entendu Lhasa, j'ai tout de suite aimé sa voix et la musique qui l'accompagne.   

     
                                     Anywhere On This Road    
     
         
        
         
               
     
    El desierto
     
      
                   
         
     

    "Mama don't go Daddy come home"

     
     
    Des chansons de John Lennon que je connais (je ne les connais pas toutes), je les aime toutes et en particulier Imagine, Stand by me, Jealous guy et Give peace a chance. Je viens de découvrir celle-ci, Mother. Elle est magnifique et bouleverse. Il y a tellement d'émotions dans sa voix, le dernier couplet qui se finit comme dans un sanglot remue. "Mama don't go Daddy come home".
     
     
     
         
     
     
    Mother, you had me, but I never had you
    I wanted you, you didn't want me
    So I, I just got to tell you
    Goodbye, goodbye

    Father, you left me, but I never left you
    I needed you, you didn't need me
    So I, I just got to tell you
    Goodbye, goodbye

    Children, don't do what I have done
    I couldn't walk and I tried to run
    So I, I just got to tell you
    Goodbye, goodbye

    Mama don't go
    Daddy come home
     
     

    Abdu Salim Sextet

     
     
          
     
     
    "Abdu Salim, musicien afro-américain en rupture définitive d’Amérique pour cause d’incompatibilité.
    Révélé au jazz par l’écoute, à dix-sept ans, de Someday my prince will come, album mythique de Miles Davis, avec un certain John Coltrane.
    Abdu Salim, très jeune, va rêver d’un ailleurs et l’armée lui offre cette possibilité. Il dirige en Corée un orchestre qui fait salle comble tous les soirs. Mais les choses se compliquent : soldat, Noir, musulman, militant politique et musicien de jazz, c’est beaucoup pour un seul homme.
    Pour échapper aux intimidations, il quitte l’armée, se fixe en Espagne où il joue avec l’organiste Lou Bennet.
    Cet homme là, qui danse comme nul autre sa musique, a posé ses grandes ailes d’Albatros sur le pavé de Toulouse, offrant l’éventail de sa voix saxophone aux oreilles d’un public d’emblée fidèle."
     
     
     
     
    Abdu Salim au Mandala, le club de jazz de Toulouse
     
     

    You will be missed Joe

     
     
    "Joe Zawinul was born in Earth time on 07 July 1932 and was born in Eternity time
    on 11 September, 2007. He, and his music, will continue to inspire ! " Erich Zawinul.
      
     
    Weather Report - Birdland
     
            
           
     
     
    Joe Zawinul Syndicate      
        
           
        
     
     
     
    Miles Davis and Friends - It's about that
              
         
     
     
     
     
    Il y a tellement de choses perso liées à sa musique.
    On attendait Joe Zawinul et son syndicate à Toulouse le 19 octobre....
    Triste  
     
     

    Monsieur Roach

     
     

    Max Roach, icône du be-bop, s’en est allé au mois d’août.

     

           

    Ici avec Abbey Lincoln sa femme, au chant, 

    Coleridge Perkinson au piano, Eddie Kahn à la contrebasse, Clifford Jordan au saxophone

     et lui-même à la batterie.  

           

    Bebop my friends was just a whole lotta fun !
    You could take any old riff, and make a real long run.

    - Miles Davis -

     

    Une grande et fidèle amitié les liait.

    « Max Roach m'a tout appris quand nous jouions avec Charlie Parker. Il m'a enseigné que le batteur doit toujours protéger le rythme par une pulsation intérieure, il est le gardien du groove, et pour cela il faut la foi, un rythme au sein du rythme. Quand un batteur ne l'a pas, c'est la merde, et même la mort ! »

       

     

     

    Boléro

     
     
    Il y a des airs qui vous trottent dans la tête une fois qu’on les a entendus, comme pour le Boléro de Ravel et sans être féru de musique classique comme moi.
    2007 marque les 70 ans de la disparition du compositeur. On dit que c’est l’œuvre la plus célèbre et jouée dans sa catégorie.
     
    Il a été composé à la demande d’Ida Rubinstein, actrice et ancienne artiste des Ballets Russes, et amie du musicien.
    Elle a collaboré avec des poètes, musiciens et chorégraphes et les a fait se rencontrer entre eux : Paul Valéry, André Gide, Paul Claudel, Claude Debussy, Igor Stravinsky, Maurice Ravel... et a été à l’origine de plusieurs chef-d’œuvres, dont le Boléro.
    Pour sa 1ere représentation en novembre 1928, elle tenait le rôle principal d’une danseuse de flamenco ; la chorégraphie fit scandale car jugée trop sensuelle.
     
     Ida Rubinstein par Romaine Brooks 
     
     
     
    Ravel : «Ne trouvez-vous pas que ce thème a de l’insistance ? Je vais essayer de le redire un bon nombre de fois, sans aucun développement, en graduant de mon mieux mon orchestre.
    ... C’est une danse d’un mouvement très modéré et constamment uniforme, tant par la mélodie que par l’harmonie et le rythme, ce dernier marqué sans cesse par le tambour. Le seul élément de diversité y est apporté par le crescendo orchestral»
     
    Maurice Béjart a magnifiquement représenté le Boléro. 
    D’après lui, l'œuvre de Ravel est une «musique trop connue et pourtant toujours nouvelle grâce à sa simplicité. Une mélodie (d'origine orientale et non espagnole) s'enroule inlassablement sur elle-même, va en augmentant de volume et d'intensité, dévorant l'espace sonore et engloutissant à la fin la mélodie».

     

    Chorégraphie de Maurice Béjart avec Elisabeth Ros et Octavio Stanley

               

            

    Une autre illustration de l’œuvre de Ravel, qui a également ma préférence, celle d’Elaine Bruce et de Mario Moreno Reyes dit Cantinflas, en 1957 dans une comédie mexicaine.

                

     
       
       
    «Je dois dire que le Boléro est rarement dirigé comme je pense qu'il devrait l'être» disait Ravel.
    «Mengelberg accélère et ralentit excessivement. Toscanini le dirige deux fois plus vite qu'il ne faut et élargit le mouvement à la fin, ce qui n'est indiqué nulle part. Les virtuoses sont incorrigibles, plongés dans leurs rêveries comme si les compositeurs n'existaient pas».
     
     
     
     
    Il y a eu et il y a toujours différentes interprétations et variations de sa musique pour le plaisir de nos oreilles.
     
     Carlos Nuñez    
                 

      Uploaded by Luunartiste
     
     Frank Zappa    
               
    Uploaded by madafonka2
     
    Gilbert Bécaud - Et maintenant 
               
     
      

     

    Circuits détournés

     

    Il est 22h45, jeudi soir. J’entends par la fenêtre le bruit régulier et monotone d’une petite pluie car j’ai laissé la fenêtre ouverte, j’aime bien entendre la pluie tomber la nuit. Je me cale au fond du fauteuil pour voir ce qui passe à la télé mais rien de bien intéressant alors je zappe et je tombe sur Tracks, l’émission d’Arte. Tiens, qu’est ce que c’est que cela, le «circuit bending» ? 

    Le circuit bending, c’est transformer des jeux électroniques pour enfants en instruments de musique ou établir des connexions entre les différents points des circuits pour produire des sons particuliers, souvent sur fond d’humour. Celui qui est à l’origine des «modificateurs de circuits électroniques», Reed Ghazala, a un jour refermé par accident sa table à dessin sur un jeu électronique et a eu un son qui en est sorti. Voilà comment est né le mouvement. Les jouets détournés étaient la machine à apprendre à écrire ou la dictée magique car ils sont truffées de puces élémentaires qui font le bonheur des bidouilleurs.

    Les circuits benders se considèrent comme anti-capitalistes car ils vont faire de la récupération avec de vieux jouets, des transistors hors service ou des pièces d’ordinateurs obsolètes et les recyclent pour en faire de la musique.   

    On retrouve l'influence des circuit benders dans le milieu de la musique expérimentale, industrielle ou techno.  

    Une vidéo sur une reprise d’une chanson très connue des Clash faite à partir d’une gameboy (Sidabitball).   

      

    Bon, la semaine prochaine, 4 heures d’émission pour les 10 ans d’Arte avec l’histoire de la musique de 1957 à 2007 selon Tracks. En tout 180 artistes venant de tous les continents. Hmmm… ce sera plateau repas pour scotcher devant la télé.

    Histoire de grosses cordes

     
     
    Ce n’est pas un lundi au soleil, comme le dit la chanson, bien qu’on ait pas à se plaindre aujourd’hui mais un lundi en compagnie de quelques bassistes, et lesquels ! Ppppffttt ..... tout est dit dans ce mot
     
      
    Marcus Miller à Montreux :
                 
     
     
    Stanley Clarke au festival de jazz de Toronto avec Jean Luc-Ponty et Al Dimeola : 
               
     
     
    Stanley Clarke & Marcus Miller & Victor Wooten :
             
     
     
    Ron Carter (avec Herbie Hancock)  
               
     
     
    Et pour finir, un solo de Jaco Pastorius « Jam inE » :
             

    El músico ambulante

     
     
     
      
    Bienvenida a Tijuana 
      
     
    Manu Chao est né d’une mère basque et d’un père galicien, écrivain. Cela explique peut-être sa façon de se manifester dans les textes. Il chante en français, espagnol, galicien, arabe, portugais, anglais et wolof (langue parlée au Sénégal). Partant d’un rock métissé, il se tourne vers un registre plus intimiste et latin. Il se fait de nouveaux amis dans les villes et les pays qu’il traverse et à partir de là enregistre de nouveaux sons dans un mélange de styles : reggae, rock, musique latine, rumbas, musique brésiliennes et un peu de jazz.
     
     
     
      
     
     
     

    Made in Toulouse

     

    Je cherchais la vidéo musicale de quelqu’un que je connaissais à Toulouse quand je suis tombée sur ces deux morceaux de musique, ceux de Nougaro et de Zebda .

    Quand on parle de Claude Nougaro, on pense immanquablement à Toulouse car il a chanté «Ô Toulouse» bien sûr (mais aussi d’autres chansons non moins connues comme Armstrong,  NougaYork, Cécile ou Tu verras), un hommage à sa ville natale. Son père était chanteur d’opéra et se produisait au Théâtre du Capitole. Petit, il écoutait Glenn Miller et Louis Armstrong (entre autres) à la radio. Sa musique s’inspirait fortement du jazz mais aussi de la musique brésilienne. Nougaro, c’était «le jongleur de mots, le cracheur de swing», un homme plein de verve, d’humour et de cœur.  

      
        

    Egalement un groupe de musique indissociable de Toulouse bien qu’ils se soient séparés depuis 2003 mais poursuivant des carrières solo, c‘est Zebda avec la fameuse chanson « Tomber la chemise» qu’on entendait partout à l’époque et également dans les manifestations (ça met de l ambiance en marchant ). Musicalement, c’est un mélange de sons et d’influence rock, rap, raï et reggae. Il s’engageait pour diverses causes. 

    Ci-dessous une vidéo de Tomber la chemise qui met la pêche.On y voit Jamel Debbouze, et Omar et Fred bien avant l’émission « Service après-vente ».