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    Ils l’ont fait

     

     

     

     

    Martin Luther King et Barack Obama symboliquement côte à côte, de « I have a dream » vers « Yes, we can - Yes, we did », de la passerelle du combat pour les droits civiques vers un rassemblement des communautés, passant au-dessus de 40 années qui ont vu devenir possible le chemin des pans de rêve vers la réalité.

    J’ai classé ce billet dans la rubrique Évènements et non Actualités, car pour reprendre un mot qu’on n’a pas cessé d’entendre depuis, après la nuit américaine suivie soit devant le journal télévisé pour certains, soit sur les chaînes d’infos en continu pour d’autres, c’est historique. 

    La tâche à venir ne sera pas facile, d’autant plus que les attentes sont grandes mais un mur est tombé ; «une élection ne va pas remettre notre monde dans le droit chemin. Mais pour un jour, rien ne semble impossible» (Chicago Sun-times.)

     

    De Martin Luther King à Barack Obama  
     
     

    Jeudi 10 mai : Journée nationale de l'abolition de l'esclavage.

     
     
     
     
     
    L’île de Gorée au Sénégal :  
     

    Le couloir vers la porte du voyage sans retour : de cette porte donnant sur la mer c'est l'adieu à l'Afrique.   
     

    Il y a à partir de cette porte un quai en bois de palmier servant d'embarquement et au moment des embarquements certains esclaves tentaient de s’évader en plongeant.
     

    La porte du voyage sans retour.
     

    La chambre de pesage : seuls les hommes étaient pesés.
     

    L' entrée de la cellule pour les enfants
     

    http://webworld.unesco.org/goree/fr/index.shtml

     
     

    Ouidah au Dahomey (actuel Bénin) :  

    La place des enchères

     

     

     
    "C'est sous cet arbre et en cette place que se tenaient les enchères publiques pendant lesquelles les esclaves destinés aux Amériques, étaient troqués contre des marchandises de pacotilles."
     

    "En sortant de zomaï, les esclaves devaient faire trois fois le tour de cet arbre. Cette cérémonie signifiait que le souffle des esclaves reviendrait ici après leur mort. Le retour dont il est question ici n'est donc pas physique, mais mystique."
     

    http://mediaplan.ovh.net/~amikpon/1999-ouidah/mos.html

     

     
    Ce jeudi sur France 3, « Tropiques amers » , le 1er épisode d’une fiction française sur l'esclavage qui se passe en Martinique et en Guadeloupe.
    Fatou N’Diaye : « Ce qui a été le plus difficile à jouer est l’arrivée au port des esclaves. C’était effrayant car cela devenait possible sur la même place à une autre époque. Et il y a aussi la scène dans les champs de canne. Cela devenait très concret. On ne pouvait pas y aller à moitié, tout le monde était habité ».
    Claude Liauzu, historien et professeur à l'université Paris VII : « Je pense à ce feuilleton qui raconte le destin d'esclaves africains et qui pourra être utile comme l'avait fait la série Racines aux Etats-Unis ». 
     

    Martin Luther King Day

     
     
     
     
    En cette journée à la mémoire de Martin Luther King aux Etats-Unis, quelques phrases extraites des différents discours qu’il a eu faits :

    - Freedom is never voluntarily given by the oppressor; it must be demanded by the oppressed

    - (his children) will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character.

    - Justice too long delayed is justice denied.

    - We hold these truths to be self-evident : that all men are created equal.

    - There can be no deep disappointment where there is not deep love.

    - Everything that we see is a shadow cast by that which we do not see.

    - Shallow understanding from people of good will is more frustrating than absolute misunderstanding from people of ill will.

    - A time comes when silence is betrayal.

    Un extrait de son discours en 67 sur la guerre du Vietnam mais cela reste valable de nos jours pour d’autres guerres :  

    - Even when pressed by the demands of inner truth, men do not easily assume the task of opposing their government's policy, especially in time of war.

    And some of us who have already begun to break the silence of the night have found that the calling to speak is often a vocation of agony, but we must speak. We must speak with all the humility that is appropriate to our limited vision, but we must speak.

    Perhaps a new spirit is rising among us. If it is, let us trace its movements and pray that our own inner being may be sensitive to its guidance, for we are deeply in need of a new way beyond the darkness that seems so close around us.

    - I was increasingly compelled to see the war as an enemy of the poor and to attack it as such.

    Perhaps the more tragic recognition of reality took place when it became clear to me that the war was doing far more than devastating the hopes of the poor at home. It was sending their sons and their brothers and their husbands to fight and to die in extraordinarily high proportions relative to the rest of the population.