Lunalisa's profileEntre Ombres et LumièresPhotosBlogListsMore Tools Help

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    La Garonne et le Canal du Midi

     

     
    Moi mon océan, c'est une Garonne qui s'écoule comme un tapis roulant.
    Ma Diterranée, c'est une Garonne née comme trois pommes dans les Pyrénées.
    Le ciel sur son dos et la pollution allant à Bordeaux trouver solution.
    Ma vague émeraude, c'est une Garonne quand elle se fait chaude au bras du Pont-Neuf.
    Ma mer océane, c'est une Garonne quand elle résonne d'un air de tam-tam.
    Claude Nougaro
     
     

     
     
    Il a fait une journée magnifique dimanche, après une semaine avec un avant-goût d'hiver, aussi en fin d'après-midi je suis rentrée chez moi à pied, en longeant le Canal du Midi et la Garonne.
     
    Les berges du Canal sont le lieu préféré des joggeurs matinaux, on y croise aussi des promeneurs nonchalants et des peniches stationnées depuis toujours sous les platanes. 
       
     
     
    D'un côté du canal, tout au bout, c'est l'université des Sciences Sociales qui ne cesse de s'agrandir, Toulouse étant une ville avec un pourcentage de sa population élévé d'étudiants.
    De l'autre côté, une résidence universitaire et un club de jazz, qui semblent restés immuables à travers le temps, comme j'ai pu le constater en y retournant sur les lieux dernièrement, et des rues secondaires peu fréquentées où marcher est un plaisir.
     
     
    A quelques mètres du canal, c'est la Garonne et on passe sur la rive gauche en empruntant le pont des Catalans, appelé ainsi car ignauré en 1907 avec la ville de Barcelone, en Espagne.  
    Sur la gauche, c'est l'hôpital La Grave, datant du 12ème siècle, avec le dôme de son église qui le fait distinguer de loin. D'abord lieu de réclusion pendant la terrible épidémie de peste au 14ème siècle, il deviendra un hôpital pour les pauvres, puis un orphelinat et un centre de gériatrie.   
    Sur la droite, on va vers l'aéroport de Blagnac, ville évoquant Airbus et l'aéronautique. 
     
         
    Au bout du pont, en longeant cet immeuble, on rejoint le musée des Arts Contemporains et son jardin, qui ne datent que des années 2000 ; il est plutôt appelé musée des Abattoirs car construit sur les anciens abattoirs de Toulouse.    
      
     
     
    Le jardin face à la Garonne, avec de grandes marches pour s'assoir, les pieds proches de l'eau lèchant la marche en dessous, et le regard qui se promène sur la rive d'en face.        
     
     
    Encore quelques minutes de marche et je suis arrivée chez moi.
    Bonne semaine.  Sourire

     

    La pause de l’automne

     
     
    Ce matin, un vent glacial soufflait dehors qui nous ferait presque croire qu’on était dans une chanson de Brel mais le temps était lumineux avec les rayons de soleil qui se baladaient de droite à gauche, comme en cette fin d’après-midi où il faisait encore beau et que, du pont Saint-Michel, on voyait en dessous un peintre concentré sur sa toile face à la Garonne. Je trouvais qu’il avait un petit air de Van Gogh ainsi, peut-être à cause de son chapeau. Je n’avais que le téléphone portable sur moi pour la photo.
     
       
     
     

    En passant par l'Isère

     
     
    En passant par l’Isère je n’ai pas mis des sabots mais des chaussures de marche, pour grimper là-haut et voir la ville étendue en dessous, mais il est tombé des m3 d’eau ces jours là.
     
     

     

      

     
     

    Un coin tout bleu

     

    Quand on le peut, on réserve un billet d’avion et on s’en va visiter un coin de planète. Ou on se programme une croisière pour aller vers d’autres horizons par le chemin des mers. Et quand le porte-monnaie fait défaut, que le temps ne se met pas en mode libre ou que les chaussures de marche ne suivent plus, et bien, on opte alors pour Thalassa.

    Dans son émission du 1er juin mais que j’ai regardée en décalage hier, on allait du bleu de la mer au rouge des éruptions volcaniques en passant par la surface de l’eau avec le voyage d’Ulysse vers l’Ithaque et dans les profondeurs marines avec le champion de l’apnée Enzo Maiorca : Marettimo, Favignana, Scilla, les îles éoliennes et Syracuse. Ces îles de la Sicile sont toutes différentes avec une histoire propre à chacune mais on retrouve toujours le charme de l’Italie du Sud, ses ruelles écrasées de chaleur l’après-midi, ses maisons aux volets clos, ses vespas qui sillonnent la ville en faisant une pause sur la place du village et son basilic frais dans la préparation de la sauce pour les pâtes fraîches. 

     

    Marettimo 

     

     

    A Favignana, on assiste une des dernières fois à la matanza, une pratique séculaire de la pêche au thon. Les pêcheurs disposent des filets sur la mer qui se refermeront sur les thons. Le rabattage se fait dans un dernier carré de filet fixé à quatre bateaux. Les poissons sont harponnés ou attrapés au crochet pour les plus jeunes, d’où le nom de mattanza qui veut dire mise à mort. Des chœurs accompagnent la remonté des thons de chansons. 

    Favignana

      

    Matanza 

     

    Dans la mythologie grecque, Charybde et Scylla sont deux monstres qu’Ulysse va rencontrer sur le chemin du retour vers son royaume d’Ithaque.

    Scylla était une nymphe qui repoussa Glaucos, divinité marine avec l’apparence d’un vieillard au torse recouvert d’algues et au corps se terminant par une queue de poisson. Il était follement amoureux d’elle et demanda à Circé, une magicienne, de lui fabriquer un philtre d’amour. Mais cette dernière était amoureuse de lui et jalouse de Scylla qu’elle transforma en un monstre avec plusieurs têtes et pieds et une taille entourée de têtes de chien hurlantes. Scylla dévora les 6 compagnons d’Ulysse et sera ensuite changée en rocher, faisant face à Charybde.

    Charybde était la fille de Poséidon le dieu des mers et des océans et de Gaïa, punie par Zeus pour avoir mangé le bétail d’Héraclès et changée en gouffre marin au fond d’un détroit. Etant perpétuellement affamée, elle avalait et re-déglutissait trois fois par jour de grandes quantités d’eau incluant les bateaux qui passaient par-là, dont celui d’Ulysse qui lui échappera en s’agrippant à une branche de figuier.

    Charybde et Scylla sont situés par certains dans le détroit de Messine. Deux monstres marins mythologiques à l’origine, ils représentent aujourd’hui deux dangers maritimes : les marées et les récifs du même détroit. L’expression « voguer de Charybde en Scylla » signifie : éviter un danger pour en rencontrer un autre ; Ulysse a échappé à Scylla pour se retrouver face à Charybde.  

    Scilla

      

     

    Les îles éoliennes sont un archipel volcanique mais seulement 7 sur 17 sont habitées. Toutes ont une origine volcanique mais seules Vulcano et Stromboli ont des éruptions, avec parfois des coulées de larves dévalant leurs pentes. Ces volcans étaient des repères visibles pour les navigateurs grecs et toscans qui se savaient proches de la Sicile.

    Les habitants appellent le volcan « Idu » qui veut dire « lui » en sicilien.

    Stromboli est étudié en permanence par des scientifiques. Les bouches du cratère explosent en éjectant des morceaux de lave incandescente régulièrement (toutes les minutes ou heures).

    Homère, quand Ulysse arrive sur l’île du roi Eole, décrit une « île qui flotte : une côte de bronze, infrangible muraille, l’encercle tout entière ; une roche polie en pointe vers le ciel ».

    Les îles éoliennes

      

    Le Stromboli

      

    L'explosion du Stromboli

      

     

    Autre île de la Sicile, Syracuse, où vit Enzo Maiorca, dont s’est inspiré Luc Besson pour un des deux héros du film « Le grand bleu », l’autre étant Jacques Mayol. A 75 ans, il plonge toujours « dans le bleu, toujours plus bleu, jusqu’à devenir turquoise » de la mer de cette ville qui était celle d’Archimède.

    « En août 1943, grâce à un masque à gaz trouvé à la campagne non loin de ma villa que j’ai adapté pour l’activité sous-marine, avec autant de bonne volonté que de fantaisie, avec autant de mastic que de fil de fer, avec surtout le désir de voir la mer verticale, j’ai vu le fond de la mer comme la palette d’un peintre devenu fou, mélangeant tous ses pinceaux et ses couleurs. Je peux dire avec certitude que la mer de Syracuse est la mer de la vie, de l’histoire, de la beauté et du mythe mais si on regarde la terre, c’est pareil, parce que Syracuse est une ville dans laquelle se fondent admirablement l’histoire, la culture et la beauté du paysage. »

    Il a toujours été fasciné par la mythologie et a retraduit l’Odyssée pour un jour peut-être entreprendre le voyage d’Ulysse. « Ulysse est un peu un marin malchanceux : il était à Troyes, il voulait rentrer chez lui et la mer lui en a fait voir de toutes les couleurs. La beauté de cet homme est qu’il ne s’est jamais résigné. Il a essayé de toutes ses forces de retourner à Ithaque, de l’autre côté de la mer, pour embrasser sa Pénélope. » C’est un homme ordinaire qui doit faire des choses extraordinaires en bravant la force de la mer.

    « Le courage n’en parlons pas, ce n'est pas du courage qu’il faut pour aller dans les profondeurs, c’est la volonté de l'homme normal qui, lorsqu’il est contraint d’affronter des épreuves, puise au plus profond, à l’intérieur de lui-même, pour en extraire le meilleur. »

    Avant, il était un habitué de la chasse sous-marine en apnée mais a acquis une conscience écologique subitement le jour de sa rencontre avec un mérou coincé dans un rocher qu’il avait à portée de main. « J’ai caressé son ventre, je me suis rendu compte que le cœur de ce mérou battait contre la paume de ma main droite. Je sentais que son cœur s’affolait, terrorisé. En fait, il réclamait son droit à la vie. Alors depuis septembre 77, j’ai rangé définitivement mon fusil harpon et je ne m’en suis plus servi. Et c’est un bien car la mer m’a donné en retour tant de richesses. Après je suis allé sous l’eau pour regarder, pour voir la mer.  » 

    Enzo Maiorca à sa dernière tentative de record de plongée en apnée

     

    http://www.thalassa.france3.fr/thalassa-emission.php?id_article=1684

     

    Ô Toulouse

     
     
    Dans la continuité et dans la foulée, je mets deux vidéos sur Toulouse. Elles se complètent mais ce ne sont que deux vues de la ville.
     
    Sur celle-ci, nous voyons certains quartiers autour du Centre ville.   
     
        
     
      
         
     
    La 2eme vidéo montre les petites rues qui mènent à la place du Capitole. Il y a les grandes artères qui ceinturent la place mais elles n’ont pas été filmées. Je trouve que les rues ont l'air bien désert.     
     
             
     
      

    1 - Du côté de chez moi

     
     
    Le Capitole - Les Arcades - Le Capitole de nuit

    C’est la place de la ville, en plein centre. C’est là que les gens se réunissent quand il y a une manifestation qui en est le point de départ ou d’arrivée, une célébration comme celle pour du lancement de l’A380, ou quand l’équipe de rugby remporte une victoire …..

    A la fête de la musique, elle est pleine de monde, comme dans les rues d’ailleurs, et comme partout dans toutes les villes sûrement.

    Tout autour, il y a des cafés qui sont tout le long des arcades. J’aime bien regarder les gens passer, en mangeant une glace ou plutôt en prenant un verre ou un café, l'été en terrasse. Mais dans des petites rues, il y a des cafés qui sont moins anonymes et où les habitués y prennent place.

     
     

    2 - Du côté de chez moi

     
     
    Les berges de la Garonne 

    On sort du centre ville en traversant le pont et j’habite sur l’autre rive, la rive gauche.

    Le pont qu’on voit était appelé Pont Suspendu car il était suspendu il y a quelques années et par temps de vent, il bougeait. A l’autre bout, à droite, il y a la fac des Sciences Sociales et la Cité U, la seule à être en plein centre.

    Les quais de la Daurade 

     
    Toujours les berges avec vue sur un autre pont, le Pont Neuf . L’été, c’est rempli de monde mais personnellement, je ne vais pas là car il fait trop chaud en juillet et août et il n’y a pas de coin ombragé.
     
     

    3 - Du côté de chez moi

     
     
    La prairie des Filtres 
     
    La prairie des Filtres, sur la rive gauche, que je préfère aux berges pour se balader ou y passer un moment quand il fait beau. Des gens y viennent pour se bronzer, en famille, pour promener le bébé dans la poussette, entre amis ou en amoureux.
     
     

    4 - Du côté de chez moi

     
     
    Le canal du Midi
     
    La ville est entourée de canaux. Les gens aiment bien y venir faire leur footing, particulièrement sur cette partie pour ceux qui n’habitent pas à l’extérieur de la ville.
     
    A une époque, j’allais par là pour aller travailler et quand il y avait des bouchons et que la voiture n’avançait pas, je les regardais faire leur jogging pour passer le temps, en attendant que la circulation se débloque.
     
     

    5 - Du côté de chez moi

     
     
    La Place de la Daurade
     
    Plus intime que la place du Capitole. Le bâtiment qu’on voit au 1er plan avec une façade blanche est l’école de Beaux Arts qui me faisait rêver quand j’étais jeune car je m’intéressais au dessin.
     
    Comme on peut le voir, les toits sont tous de couleur brique d'où le nom de ville rose.